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J’ai ressenti un serrement au cœur mais je ne me suis pas laissée dominer par les émotions. J’étais une fille forte. Somme toute, elle avait de la chance : elle était morte dans son lit en dormant. Le directeur des pompes funèbres m’avait même assuré qu’un léger sourire flottait sur ses lèvres : elle était tellement bien conservée qu’il avait proposé un léger maquillage et l’ouverture du cercueil... J’ai bien évidemment refusé. Je n’avais pas envie de supporter cette mascarade plus longtemps que nécessaire. J’ai repris toutes ses affaires. J’avais rendez-vous avec le directeur de l’établissement. Le père, avais-je pu comprendre. C’était pourtant le fils qui avait la gestion de l’hôtel mais, c’était une entrevue privée... Je me suis demandée bien ce qu’il me voulait... J’ai supposé qu’il avait peut-être plus d’expériences pour discuter de payement, tout en présentant ses condoléances...

08-04-2008, 18:13:03 Rachel Colas
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