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| Projet Reflections de Gianni Candido & Rachel Colas |
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| rachelcolas@artistesbelges.be |
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| Olivier Van Rossum, Artiste Photographe |
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| Quelques photos prises par Olivier Van Rossum pendant que je parle de mon livre "5 minutes de retard" |
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| les Artistes préférés de Rachel |
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| Rachel Colas, dans L'Autre Monde |
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| Les coups de coeur de Plaisir d'Ecrire |
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| Des lettres, des mots, des phrases et le voyage commence...
"Il n'y a pas de hasard, rien que des Rendez-vous" Paul Eluard. |
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28-12-2008 |
Vierge |
J’attends.Nous sommes plusieurs. A attendre.Au milieu de cette pièce inconnue. Peuplée de nombreux meubles aussi laids qu’inutiles. Parmi ses bibelots étranges, inconnus.J’ai passé un temps indéfini à attendre.C’est mon sort.Mais aujourd’hui, c’est mon tour. Je sais qu’Il va venir.Et j’attends. Seule parmi les autres. Seule pourtant car c’est mon tour.Nue.De glace et de feu, je ne cesse de trembler. Des frissons me transpercent. C’est imperceptible. Un courant d’air me fait l’effet d’une tornade. Oui, je tremble me demandant sans cesse : viendra t’il ? Et s’il vient ? … En attendant, je ne sais que faire de moi-même.Je suis au fin fond de moi-même inquiète… Dois-je être effrayée ? Angoissée ? Ou tout simplement être impatiente de le voir me prendre ?Rien que des contradictions dans mes sentiments. Et je continue à trembler. Sans vraiment le connaître, je sais que je vais l’aimer mais peut-être, en vérité, que je l’aimais déjà auparavant ? Qui est-il vraiment ? Un violent passionné ? Un tendre insondable ? Et si avec moi, il se découvrait ce tendre passionné dont je rêve depuis si longtemps ? Je sais. Je le sens. Ce sera pour ce soir. Il va venir. Peut-être que ma pensée l’attire vers moi ? Peut-être pense-t-il déjà à ce soir ? A comment il va me découvrir. Va-t-il me regarder un moment sans bouger ? Va-t-il directement poser ses mains sur moi ? Et, je suis là à l’attendre en tremblant. D’effroi. Non, d’émoi… Je n’aurai jamais pu imaginer que lui et moi… Etrange monde : destin qui me fait un pied de nez ! Une autre vie pour un autre monde.Avant moi, il a pris beaucoup d’autres. Après moi, il en prendra encore et encore. Insatiable. Je sais. J’ai retiré de mon cœur toute forme de jalousie.Oubli. Ne penser qu’à une chose : lui et moi. Ce soir. Peut-être. Mais avant tout, je dois être patiente. Saisir ma chance et lui faire oublier les autres : ces brouillons raturés ! J’attends. Sans mérite. Certaines ont du attendre des jours et des nuits… Parfois toute une vie. Jaunies de vieillesse. Jetées. Elles finissaient sur le trottoir avec à leurs pieds leurs illusions tuées. Les pauvres… Il n’aime que la beauté. J’ai ma chance.Et puis, je suis différente : je ne me laisserais pas faire ! Glaciale parfois, chaude comme le sable, si je veux. A lui, je serais ! Elle attend. Toujours. En tremblant. Qu’attendait-elle ? Elle savait qu’avec cynisme, il en prenait une au hasard de son envie, la couchait devant lui et la possédait rien que pour son seul plaisir. Parfois, avec rage, il s’en emparait et se laissait aller jusqu’à blesser, déchirer l’élue du soir entre ses longues mains douces… Son accès de colère évanouit, il revenait calmé et la prenait délicatement. Il lissait la peau violée mais rarement, très rarement conservait le souvenir de sa maîtresse d’un soir. Au loin, un bruit de pas. Lourds.Elle sait : c’est lui.Un instant de panique : elle se sent toute flétrie. Elle a attendu tellement de temps qu’elle ne se sent plus si fraîche. Rose d’automne. Et, s’il ne la désirait pas ?Trop tard : elle ne peut plus reculer. C’est son tour. Il va surgir comme un diable en boite. Elle va sursauter : elle le sait. La porte s’ouvrira trop vite, d’un coup brusque. Cela aussi elle le sait.Elle a peur. Elle est impatiente. Elle va mourir c’est sûr ! Non pas tout de suite, sa nuit de noce est arrivée. Le reste ne compte plus. Il n’y a que lui. Rien que lui.Le voici. Enfin. Devant elle. Il s’assied. Face à elle. La dévisage. L’épie. La guette. Pourquoi, sous un tel regard, sent-elle sa peur revenir au galop ? L’envahir. Pourquoi se sent-elle si faible ? Si tendue ? Si peu désirée ? Pourquoi les autres et pas elle ? Pourquoi s’échappe-t-elle alors que sa main allait se poser délicatement sur elle ? D’où vient cette brise tiède qui tout d’un coup les enveloppe lui et elle comme s’ils étaient amants ? Même air avalé. Doucement. Naturellement. Il la touche comme on touche le front d’un enfant fiévreux. Il la caresse du bout des doigts. Elle frémit. Eperdue d’amour. Elle sent des vagues. De plaisir. Lentement, elle glisse vers lui. Temps arrête. Tout est si simple. Si simple.Qu’importe le passé, le futur. Qu’importe s’il la jette après ! Elle ne veut penser à rien. Si à lui. A elle. A eux. A lui sur elle. Elle est sienne. Elle ne sait plus très bien : frétille-t-elle de plaisir ? Où est-ce ses mains qui tremblent de hâte à la découvrir dans son entièreté ? Elle ne sait pas. Il vient en elle : la pointe du stylo s’enfonce dans sa chair. L’encre gicle. Elle est nourrie. Elle a reçu la semence éternelle. Voilà. C’est fait. Elle passerait à la postérité : son amant a déversé en elle toute son inspiration… Elle a une vision. Un jour, elle serait, sous bonne garde, exposée. Dans ce salon. Des milliers d’admirateur se pencheraient pour la lire. Lire les quelques phrases d’un certain manuscrit… Lui, ne le sait pas encore. Il écrit, écrit, encore et encore… Octobre 1985
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25-12-2008 |
La rédaction |
Une main, une plume, de l’encre.Rien d’autreEt pourtant… Qu’est-ce l’écriture sinon une main dans laquelle repose la rêverie et l’imagination ?Lorsque cette main, impatiente de donner le meilleur, s’ouvre, elle les laisse toutes deux s’échapper, ivres qu’elles sont de liberté. Elles s’enfuient pour échapper à leur destinée. Désobéissance. Courent, courent, encore et toujours. Longtemps sans s’essouffler.Follement. Eperduement. L’écriture, imperturbable, les poursuit, imbibée de sang mauve. Elle traque sans répit l’imagination. Harcèle la rêverie. Ce n’est que lorsque enfin, un brin essoufflée, elle les rattrape, qu’elle peut les enlacer, les câliner et les dompter. Tout s’envole, tout se mélange, tout s’imprime entre les lignes si droites de la page blanche.Une main tachée d’encre s’immobilise. L’écolier a un petit sourire satisfait du travail bien fait.De son autre main, il empoigne un étui en cuir usé. Il le met dans sa poche entre une pièce de vingt centime et quelques bonbons acidulés collants. L’enfant se lève et remet fièrement sa copie recouverte d’une écriture rapide et malhabile. Emportés par un enfant innocent, l’écriture, l’imagination et la rêverie se sont humanisées. Elles se pâment. Lâchent prise. S’immortalisent. Enfin. Qui oserait espérer que cet enfant tienne entre ses mains l’esprit des Lettres…Lui ?Qui sait ? …Un jour peut-être  Ecrit en mars 1985
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| 5 MINUTES DE RETARD... Rachel Colas Editions du Dauphin (Paris) |
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| MON LIVRE : Vivre les émotions avec P. Merlevede |
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| Qui se cache derrière Chloé Rascal ? |
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| Rachel Colas Auteure Belge sur Facebook |
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| Avertissement - Rachel Colas |
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Les personnages et les situations de mes nouvelles sont purement imaginaires. Toute ressemblance avec des faits ou des personnes privées que l'on pourrait y apercevoir serait entièrement fortuite et indépendante de ma volonté...
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| Je vous souhaite une bonne lecture : |
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| Vos commentaires précieux |
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| Des mots... rien que des mots |
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