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| Projet Reflections de Gianni Candido & Rachel Colas |
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| rachelcolas@artistesbelges.be |
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| Olivier Van Rossum, Artiste Photographe |
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| Quelques photos prises par Olivier Van Rossum pendant que je parle de mon livre "5 minutes de retard" |
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| les Artistes préférés de Rachel |
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| Rachel Colas, dans L'Autre Monde |
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| Les coups de coeur de Plaisir d'Ecrire |
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| Des lettres, des mots, des phrases et le voyage commence...
"Il n'y a pas de hasard, rien que des Rendez-vous" Paul Eluard. |
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29-12-2008 |
Le 8 mai 2010 à 18h58' |
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Elle n’avait retenu que ça. Et, ce n’était déjà pas si mal.Le 8 mai 2010 à 18h58’.Qu’allait-il se passer ? Tout ce temps à attendre. Comment faire pour s’empêcher de penser… La patience n’avait jamais été son fort… Le 8 mai 2010 à 18h58’. Oui. Mais encore ? Ce serait un samedi. Oui et alors ? Que ferait-elle à cette heure là ? Avec qui serait-elle ? Et ou ? Oui, bien sur, elle voulait bien croire que quelque chose allait se passer. Son imagination était assez fertile que pour vagabonder sur des routes inventées. Oui, c’était vrai que sa vie ne tenait pas en place. Elle cultivait les changements ne supportant pas la monotonie. Ah ! Elle était servie en changement ! Cela n’arrêtait pas. Du changement dans l’amour, dans le travail, dans la famille. Partout. Parfois en même temps. Elle était un tourbillon incarné. De part son changement de vie constant, elle faisait même la joie de son « rebouteux ». Elle était sa « cliente » préférée. Parfois, en cours de route, entre deux hésitations, entre deux changements, elle allait le trouver, histoire de s’entendre dire qu’elle était sur le bon chemin, qu’elle avait pris la bonne route… Qu’elle ne se perdait pas. Histoire de se rassurer en quelque sorte. Lui, il n’avait jamais vu de chemin de vie changer autant. Et pourtant Dieu sait qu’il en avait entendu dans sa vie de médium ! Il pouvait même en raconter de drôles… N’empêche, c’était un fait : elle était prédisposée à vivre plusieurs vies dans une. Une gourmande de la vie. C’était plaisir de tirer quelques cartes pour elle… Il faut dire qu’elle n’était pas très difficile : d’un mouvement ample, elle balayait les prédictions de pleurs, de difficultés pour ne retenir que rayons de soleil ! Oui, vraiment cela bougeait dans tous les sens à la recherche du meilleur. Toujours. Sans répit. Il lui avait dit : le 8 mai 2010 à 18h58’. Sans le savoir. Sans le sentir. Il avait vu. C’était contenté de dire. Un point c’est tout.Pourquoi pas ? Et s’il le disait… N’empêche, tout ce temps à attendre. Qu’il était long le chemin. Elle avait beau se demander, mais rien ne venait.Elle en avait retenu une chose : c’était diablement positif. Pourquoi diablement, d’ailleurs ?Elle avait bien sa petite idée : mais cela ne cadrait pas. Pourtant, à bien y penser… Allait-il lui demander de l’épouser ? Mon Dieu : pas dans deux ans quand même ? Allait-il vouloir un enfant ? Ou mieux encore : un enfant allait-il voir le jour ? Un changement de travail ? Non, trop banal. Gagner au loto ? Elle ne jouait pas. Devrait-elle jouer ? …Alors quoi ?Tout tournait. Sans cohérence. Tournait, tournait. Dans sa tête.8 mai 2010 à 18h58’…Elle se décida : à quoi bon se tourmenter ? A quoi bon imaginer l’inimaginable ? Vraiment à quoi bon ? Tant de choses à vivre en attendant. Elle n’avait pas le temps, de passer outre de ce qu’elle devait vivre… Elle eut l’idée de prendre son portable : elle avait un agenda incorporé. Elle pouvait tout simplement mettre un rappel quelques minutes avant la date fatidique. Oui mais… et si elle perdait son portable ? Et si l’envie lui prenait de changer ? La date serait perdue à jamais. La retenir, c’était illusion : elle se connaissait bien trop ! Combien de fois n’avait-elle pas oublié des rendez-vous ? Changement de tactique : elle ouvrit un des tiroirs de son bureau : le petit, à sa gauche, celui qui contenait tous ses stylos de couleur. Elle choisit son préféré : le brun. Cela lui donnait l’impression d’écrire des mots passés de mode malgré tout présents, toujours vivants. Un zeste d’écriture d’antan. Rien qu’un zeste. Elle prit son meilleur cahier. Celui dans lequel elle n’avait pas encore déposé ni lettre ni mot ni phrase. Page vierge. Elle l’ouvrit. Passa la première page : ne jamais écrire sur la première page. Elle ne savait pas pourquoi mais c’était une règle qu’elle s’était mise. Parce que des règles, elle aimait s’en donner. Cela lui permettait de rester dans son monde d’imagination : elle gardait le contrôle dans l’incontrôlable. Elle déboucha le stylo, respira d’un coup et de sa meilleure écriture, elle traça : le 8 mai 2010 à 18h58… Elle était satisfaite. Pour un instant. Rien qu’un court instant…Comment faire pour y penser à l’avance ? Mais, au plus profond d’elle-même, elle trouva la réponse : elle saurait… lorsque cela se serait passé. Parce que cela devait se faire. Parce que c’était comme ça. Et, seulement, elle comprendrait l’incidence dans sa vie. Sinon, elle n’aurait pas été prévenue, n’est-ce pas ? Un cadeau venu de nulle part. Voilà, elle était à nouveau paisible. Il ne lui restait plus qu’à attendre.Le 8 mai 2010 à 18h58’…

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| 5 MINUTES DE RETARD... Rachel Colas Editions du Dauphin (Paris) |
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| MON LIVRE : Vivre les émotions avec P. Merlevede |
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| Qui se cache derrière Chloé Rascal ? |
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| Rachel Colas Auteure Belge sur Facebook |
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| Avertissement - Rachel Colas |
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Les personnages et les situations de mes nouvelles sont purement imaginaires. Toute ressemblance avec des faits ou des personnes privées que l'on pourrait y apercevoir serait entièrement fortuite et indépendante de ma volonté...
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| Je vous souhaite une bonne lecture : |
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| Vos commentaires précieux |
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| Des mots... rien que des mots |
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