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19-04-2009
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...C'était si étrange...
C’était il n’y a pas si longtemps. Je n’aurai vraiment pas su dire si cela datait d’une semaine, d’un mois ou plus. Mon esprit refusait d’y voir un quelconque laps de temps. C’était tellement irréel ! Et à vrai dire, parfois, je me demande si je n’ai pas tout inventé. A moins que rêver ? Cela se pouvait. Pourtant, je l’avais quand même bien vécu ce moment ? Puisqu’il était ancré au plus profond de moi. Chaque jour, j’en revisitais l’instant. Oui. C’était hier. Ou avant-hier ? Ou plus longtemps ? Vraiment c’était hors temps… Hors vie peut-être.
 
Je me souviens avoir regardé dans la boîte aux lettres. Comme tous les matins. A 10h. Le facteur passait toujours à 9h45. Je lui autorisais mentalement un retard de quinze minutes. Il me semblait que c’était parfait. Il ne m’avait d’ailleurs jamais fait faux bond. Trop bien élevé. Peut-être. Je me souviens avoir trouvé quelques prospectus sans intérêt ainsi qu’une lettre pour le nouveau voisin. Voilà qui n’était pas courant : le facteur ne se trompait jamais ! Je me souviens aussi m’être senti très fatigué : je n’avais pas passé une bonne nuit. Le chien avait voulu sortir aux alentours des 4 heures du matin. J’avais dû lui ouvrir la porte du jardin… Ce n’avait pas été de gaîté de cœur mais la pauvre bête avait tellement filé vite que je ne lui en avais pas voulu…
 
Je me sentais triste aussi. Sans raison aucune. Parfois, certains jours sont comme ça. On se demande ce qui cloche. On cherche. On ne trouve pas et cela renforce encore notre sentiment d’impuissance, sentiment que « quelque chose ne va pas ». J’avais beau chercher tout allait bien dans ma vie. Alors ?
 
Je me souviens de cette longue après-midi… J’avais envie de partir mais n’en trouvais pas le courage. Trop fatigué. Une lassitude inexplicable. Le chien alla chercher plusieurs fois sa laisse en pleurnichant. D’habitude, il prenait sa laisse vers 16h. Après ma petite sieste lorsque je m’endormais devant mon feuilleton favori. Dès que le générique commençait, je piquais du nez. Idéal pour se retrouver en forme. Sauf que là, je n’avais pas su regarder la télévision : panne d’électricité !  J’avais bien été tenté d’allez voir ma voisine d’en face, histoire de savoir si elle aussi avait une panne d’électricité mais j’avais trop la flemme. Et ce chien qui n’arrêtait pas de sauter ! Et puis, je devais remettre au voisin sa lettre. C’était peut-être important ? Mais après tout, il travaillait et ne rentrait que vers 17h. Du moins, c’est ce que j’en avais déduis après depuis les deux semaines qu’il avait emménagé dans le quartier… Bref, je m’étais dis que j’avais largement le temps !
 
C’est à peu près à ce moment-là que j’ai entendu un grand choc sur la fenêtre qui m’a fait sursauter et presque sortir de mes pantoufles ! Je me suis approché de la fenêtre mais je n’ai rien vu de spécial ! Tout semblait tranquille dans la rue. J’avais à peine le dos tourné que le bruit a retentit une seconde fois. Plus fort. Encore des gosses qui jouaient sur le trottoir : à se demander quand ils allaient encore à l’école ! De mon temps… Ils allaient me casser un carreau ! Je me souviens m’être penché un peu plus en avant pour voir l’angle de la rue et voir combien ils étaient… A ma grande surprise, il n’y avait personne… Ils devaient être parti… du moins, c’est ce que je me suis dit sur le moment. J’allais me remettre dans mon fauteuil lorsqu’un nouveau choc m’a de nouveau fait sursauter : ce n’était plus possible ! Sans réfléchir, je suis sorti du salon, j’ai traversé en deux pas décidé le corridor et j’ai ouvert à toute volée la porte d’entrée. Le chien en a profité pour bondir dehors tout à la joie de cette liberté inespérée… J’ai voulu le retenir mais j’ai senti une poussée violente dans mon dos, surpris je me souviens m’être retourné, j’ai cru défaillir de surprise, de peur, d’étonnement, je ne sais plus vraiment et j’ai vu - ou j’ai cru voir ? - deux grands yeux bleus dans un visage trop blanc. Un homme. Jeune, m’a-t-il semblé… Cela s’est passé tellement vite… Sous la poussée, je me suis retrouvé sur le trottoir, par terre, j’ai eu juste le temps de mettre mes mains en avant pour me protéger le visage. Je suis tombé de tout mon long. Et, c’est là que ma maison a explosé…
 
Une fuite de gaz, m’a-t-on dit. Pas de mort. Pas de blessé : quelques écorchures aux mains et aux genoux. Paraît que j’ai eu beaucoup de chance… Je n’en doute pas une seconde. Et aussi…, qu’il n’y avait personne dans le quartier ! C’était en pleine semaine, aucun enfant ne jouait dans la rue… Alors ? Qui était-ce ? Ai-je rêvé ? Ou ai-je tout simplement la chance d’avoir quelqu’un qui veille sur moi ? Et si oui ? Pourquoi moi ? Qui est-il ? J’ai beau me demander, je n’ai pas de réponse. Sauf celle qui m’arrange, histoire de ne pas devenir fou… En attendant, le voisin ne recevra jamais sa lettre : j’espère que cela n’était pas important… mais, cela, c’est une autre histoire…
 

19-04-2009, 15:39:43 Rachel Colas
ange   coincidences   prémonition   rêve  
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Je vous souhaite une bonne lecture :

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