Métaphore : la tribu des pieds sur terre et la tribu des têtes en l'air !
Il y a très, très, longtemps, dans une contrée étrange, vivait la tribu des pieds sur terre. Celle-ci était organisée pour le meilleur fonctionnement du groupe. Chacun y avait sa place définie et elle était unique. Tout y avait été pensé avec une logique implacable et tous s’y soumettait. Avec joie. « Tout était donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » (*)
A des kilomètres de là, vivait la tribu des têtes en l’air. Bien évidemment, les deux tribus ne se connaissaient pas et n’avaient pas la moindre idée de l’existence de l’autre. C’était d’ailleurs sans importance. Tout y était harmonieux, personne n’avait sa place définie mais tous avait un rôle : celui-ci changeait chaque jour : sans loi et en toute légitimité ! Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Un jour, un des membres de la tribu des pieds sur terre – il s’appelait Étru - décida d’aller voir plus loin : Il lui semblait logique d’agrandir le territoire et il comptait mener sa tâche à bien. Pour lui, l’heure était venue. C’était imparable.
Le même jour, un des membres de la tribu des têtes en l’air, Mayne, vit l’aurore se parer de rose, rouge et orange. C’était tellement beau qu’il lui fallait voir cette beauté de près. Sans réfléchir, poussée par son instinct, elle quitta la tribu…
Ce qui devait arriver, arriva. La rencontre de deux êtres différents et pourtant tellement complémentaires. Une nouvelle ère commença : Étru et Mayne furent les ancêtres d’une nouvelle tribu que nous connaissons pour en faire partie, nous autres, les êtres humains…
Note : Métaphore sur la pensée logique et la pensée intuitive ou... au choix du lecteur selon son ressenti...
(*) Philosophie du Docteur Pangloss, le mentor de « Candide » de Voltaire.
Sur une longue route. Une vieille godasse. Banale. Celle de n'importe qui. Peut-être, la vôtre. Peut-être la mienne. Qu'importe. Une de ses chaussures que l'on n'a pas le cœur de jeter : on s'y sent trop bien. Normal : l'habitude. Elle a déjà fait un long parcours. Une godasse sur une route. Avec un pied à l'intérieur. Quelqu'un. Vous ou moi. Sans importance. Pour l'instant. Ce pied ressent une douleur. Une souffrance à chaque pas. Faible. Supportable mais néanmoins douleur. Dans la chaussure, un minuscule caillou. Presque invisible à l'œil nu tant il est minuscule. Un dilemme se pose : Arrêter ou avancer ? Faire ou ne pas faire ? Il n'est pas de bon ton de se déchausser. Paraît-il. C'est ce que l'on dit. Faut-il le croire ? Malgré tout, le pied s'arrête. Une main vient à la rescousse : le pied est libéré. Il respire. Le caillou est retiré et jeté. On n'en parlera plus. De la chaussure non plus. Elle restera là. La liberté est choisie. Le pied nu se pose craintif sur la route chaude. C'est surprenant : le pied n'est pas habitué à sentir la rugosité de quoique ce soit, encore moins de cette nouvelle et inconnue route. Il faut avouer : cela fait un peu mal. Et, pourtant, au fur et à mesure des pas, même les plus petits, la peau sensible se durcit. Doucement. Un pas après l'autre. Il est de plus en plus facile d'avancer. Les pas se font plus souples. Plus assurés. Du coup, on peut regarder autre chose que ses pieds. On découvre le chemin. On le découvre beau. On ne s'y attendait pas : la route est belle. La route est facile. L'arrivée sera grandiose. Dans une foulée légère. Même si, parfois, les premiers pas sont difficiles, enlevons nos peurs pour allez droit devant. La tête haute et le cœur enflammé... Ecrit en préparation de mon nouveau livre sur le changement avec P. Merlevede.
5 MINUTES DE RETARD... Rachel Colas Editions du Dauphin (Paris)
MON LIVRE : Vivre les émotions avec P. Merlevede
Qui se cache derrière Chloé Rascal ?
Rachel Colas Auteure Belge sur Facebook
Merci à l'Imagination !
Avertissement - Rachel Colas
Les personnages et les situations de mes nouvelles sont purement imaginaires. Toute ressemblance avec des faits ou des personnes privées que l'on pourrait y apercevoir serait entièrement fortuite et indépendante de ma volonté...